Neuf personnes sur dix auront mal au dos un jour. Dans l’immense majorité des cas, la douleur est bénigne et disparaît en quelques semaines. Ce qui change tout, c’est ce qu’on fait pendant ces semaines.
Le repos n’est pas un traitement
Les recommandations de la Haute Autorité de santé et de l’Assurance maladie sont claires : en cas de lombalgie commune, il faut rester actif. Le repos au lit au-delà d’un ou deux jours ralentit la récupération, affaiblit les muscles et entretient la peur du mouvement.
Par quoi commencer
- Marcher, chaque jour, même dix minutes, en augmentant progressivement.
- Bouger le dos doucement dans toutes les directions : se pencher, se tourner, s’étirer. La douleur pendant un mouvement ne signifie pas qu’il abîme.
- Reprendre les activités habituelles au plus tôt, en adaptant l’intensité.
- Dormir suffisamment : la fatigue amplifie la douleur.
L’outil « Ma routine d’exercices » de cet espace propose cinq mouvements simples, minutés, à faire chaque jour.
Quand consulter sans attendre
Consultez rapidement un médecin si le mal de dos s’accompagne de fièvre, d’une perte de poids inexpliquée, de troubles urinaires ou d’une perte de sensibilité dans la zone du bassin, d’une faiblesse dans une jambe, ou s’il survient après une chute. Ce sont des signes rares, mais qui demandent un avis.
Repères généraux, ne remplaçant pas une consultation. Sources : HAS (prise en charge du patient lombalgique), Assurance maladie « Mal de dos ? Le bon traitement, c’est le mouvement ».